Une entreprise anglaise vend des soucoupe volantes
Les soucoupes volantes trouvent peut-être leur origines dans la science-fiction, mais pour une entreprise pionnière c’est devenu un fait.
GFS Ltd vient tout juste de signer son premier contrat - avec l’armée américaine, qui cherche un moyen d’utiliser l’engin pour sécuriser ses convois de troupes dans les pays hostiles.
L’entreprise, basée à Padholme Road, a passé beaucoup de temps et d’effort sur ce contrat, patientant des mois le temps que toutes les questions administratives soient règlées.
Un contrat de démonstration technique de six mois a été conclu le premier février, permettant aux Etats-Unis d’entrevoir les possibilités de cet engin.
David Steel, directeur du marketing a précisé : “Ils ont comissionné un officier de liaison du département américain de la défense et nous allons travailler avec lui pour démontrer les capacités de notre engin, en particulier sa capacité à flotter au dessus du véhicule de tête d’un convoi.”
Après des vols d’essai dans des conditions météorologiques simulées dans le hangar d’essai de l’entreprise, l’expert militaire va récupérer les données pour les faire analyser - et revenir, espéron-le.

Mr Steel a ajouté “Nous avons déjà parlé avec eux de la Phase 2, concernant une exploitation à plus grande échelle, mais rien n’a encore été rédigé.”
L’affaire est un atout pour l’entreprise formée il y a sept ans pour développer et mettre sur le marché un nouveau type de vol utilisant des engins volants non-habités (drônes) - basés sur les idées de l’inventeur Geoff Hatton.
Ils peuvent décoller verticalement, planer et atterir à des endroits spécifiques lors de vols totalement contrôlés.
Les prototypes sont petits, légers et actionnés par batterie pour une plus grande facilité d’utilisation dans le hangar de l’entreprise où ils sont testés. A l’avenir il se pourrait qu’ils deviennent plus grand et soient équipés de moteurs diesels.

Alors que les forces armées y voient un bénéfice potentiel, l’entreprise envisage également de grandes ouvertures dans le domaine civil, que ce soit pour la surveillance d’immeubles ou de rencontres importantes, de recherches et de sauvetage lors de catastrophes, pour servir d’épouvantail, arroser les champs où même servir de jouet.
Le fondateur, Mr Hatton de Peterborugh, dit : “De part sa forme, c’est une soucoupe volante. Nous avons pris la science-fiction avec ses soucoupes volantes et nous en avons fait un fait de science. Ils existent maintenant. C’est si excitant que des personnes d’une telle envergure reconaissent cette nouvelle méthode de vol. Le potentiel est immense.
C’est quelquechose qui a évolué et nous avons recu des témoignages d’intéret à travers le monde. L’importance de cet intérêt est démontré par le fait que notre premier contrat a été conclu avec les forces armées américaines. Nous avons un contrat pour démontrer les capacités de ce qu’est cette machine et ce qu’elle peut réaliser pour eux.”

Porté par le succès du contrat, l’entreprise vise aussi un rôle au sein du ministère de la défense en s’engageant dans le MoD Grand Challenge
Le MoD a appellé les innovateurs dans le domaine scientifique et technologique à trouver des moyens pour faire face aux dangers auxquels sont confrontés les forces armées britanniques sur le front.
Les soldats qui patrouillent dans un environement urbain - comme ceux en Iraq et en Afghanistan - sont confrontés à des menaces potentielles de toutes parts.
Les allées et les toits fournissent une couverture idéale pour les tireurs isolés, alors que les équipes munies de grenades à propulsion peuvent attendre aux fenêtres ou aux portes. La rue peut révéler des dispositifs exlosifs improvisés.
Mr Hatton ajoute : “Cela nous a donné l’opportunité d’entrer au MoD Grand Challenge pour une machine capable d’être utilisé pour voir à des endroits où un soldat ordinaire ne pourrait voir. Ils veulent qu’elle soir capable de regarder par dessus un mur, où surgir dans l’ouverture d’une porte pour voir qui se trouve dans l’immeuble. Ils veulent qu’elle soit capable de déceler les pièges sans avoir à risquer la vie des soldats - et nos machines peuvent faire ce genre de choses.”
Cliquez ici pour voir une vidéo de l’engin en action.
article : Brad Barnes
source : The Evening Telegraph
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2008