La Nasa sponsorise un cours pour savoir comment parler aux aliens
L’agence spatiale américaine sponsorise un cours en université pour savoir comment parler aux aliens.
Les étudiants anglais à l’Université de Wyoming sont encouragés à réfléchir à la possibilité qu’un jour l’humanité aura un contact direct avec les aliens et qu’elle ne saura alors pas quoi dire.
La classe d’écriture créative, “Rédaction de Message Interstellaire”, se croit être la première de son genre à embaucher des écrivains pour une possible conversation cosmique, disent les fondateurs.
“Nous avons beaucoup pensé à comment communiquer avec d’autres mondes, mais nous n’avons pas beaucoup pensé à ce que nous allons vraiment dire,” a dit Jeffrey Lockwood, professeur du cours, à ABC News.
Le cours, actuellement suivi par 11 étudiants, est en partie financé par le Nasa’s Wyoming Space Grant Consortium, qui sponsorise les projets de recherche et d’éducation dans l’état qui soutiennent les missions de l’agence.
Parmi les questions abordées ans la classe du professeur Lockwood est comment les aliens pourraient communiquer, qu’ils soient ou non capable de traduire le langage humain, et s’ils sont capable ou non de voir ou entendre.
Un étudiant, Dixie Thoman, a créé un poème sur la menstruation, avec des syllabes arrangées dans un ordre mathématiquement harmonieux, connu sous le nom de suite de Fibonacci.
Les enregistrements du Concerto de Brandenburg et de Johnny B Goode sont parmi ceux qui ont été envoyés dans l’espace au cours des ans pour tenter d’amener une réponse extraterrestre.
Le cours est conseillé par Douglas Vakoch, directeur de la rédaction du message interstellaire pour l’Institut de Recherche de Vie Extraterrestre en Californie.
“Ce pourrait être demain que nous ayons besoin d’être prêt pour savoir si nous allons répondre [aux aliens],” a-t-il dit. “C’est vraiment décisif d’avoir des personnes qui commencent à y penser et c’est censé de commencer par l’écriture. Ce sont des gens qui tentent vraiment d’exprimer la condition humaine.”
source : SOTT (via News of Tomorrow)
traduction française : News of Tomorrow
Discussion (67 commentaires)
le 23 mai, 2008 à 13:43 | Citer
Do you speak martien? …Oh la soucoupe! …Do you speak martien? hey oh!
lol
C’est sur que ça va etre difficile surtout que les présentations ne sont pas faites.
Je pense que le mieux serait d’utiliser des symboles et de savoir si ils peuvent lire dans notre pensée.
Sinon faudrait un dictionnaire avec traduction…
Y’a du boulot! lol
Tant mieux!
NB: Compte tenu que l’ufologie part dans tous les sens à cause notamment de l’outil informatique, ce serait bien de remettre les choses en ordre pour que nous meme, lecteurs, intéressés, etc… arrivions à parler ensemble!
A bon entendant!
http://www.dailymotion.com/relevance/search/pub%2Blustucru/video/x3mkh9_pub-lustucru-1986_fun
le 23 mai, 2008 à 14:17 | Citer
la ca devient n’imp si meme la nasa si met:)
En tout cas je vous assure que si il vienne je je saurais quoi leur dire, je pense meme plutot que je serais du genre pot de colle qui les laches pas! je veux bien m’inscrire a leur cours a la Nasa moi!!!!!! /pickme /pickme /pickme /pickme /pickme /pickme
le 23 mai, 2008 à 15:02 | Citer
Avant de créer des cours de “Rédaction de Message Interstellaire” ils devraient commencer par “Redaction de Message Intercontinentaux” afin que le GI puisse comprendre un autre mode de ie que celui de sa terre natale.
Ca vaut pour d’autre.
le 23 mai, 2008 à 16:13 | Citer
Je vais etre grossier : ET arrive dans sa soucoupe , chez nous , après des années-lumière de trajet ; donc une avance technologique immense sur nous … et ce con ne pourrait meme pas communiquer avec nous ??? La Nasa prend les gens - nous - pour des andouilles . Que nous soyons incapables d ‘ appréhender leur nature me parait assez normal , le contraire m ‘ étonnerait … Mais la Nasa a besoin des dollars de l ‘ américain moyen pour survivre , ceci peut expliquer cela
le 23 mai, 2008 à 16:57 | Citer
le 23 mai, 2008 à 20:14 | Citer
@ JulO : ça fait 50 ans qu’on se pose la question , inutilement … Si ces types nous narguent depuis tellement longtemps - ce qui reste à prouver - il y a belle lurette que nous saurions tout , s ‘ ils le voulaient ! C.Seval est doué , mais moins qu ‘ eux je suppose !!!
Le ” contact ” doit etre pour eux chose assez commune et déja expérimentée … nous ne devons pas etre les seuls ” visités ” je pense …
le 24 mai, 2008 à 11:45 | Citer
la communication entre 2 espèces totalement différentes me parait etre quasi impossible.
Ce serait un peu comme essayer de faire communiquer un singe et un elephant.
Enfin, je pense que seule une civilisation superieure peut arriver à comprendre une civilisation “inferieure”.
L’inverse est à mon avis impossible.
le 24 mai, 2008 à 21:35 | Citer
Oui Phil, une civilisation supérieure (technologiquement parce que je préfère rester objectif) il doit être simple de parler et de communiquer.
Ce sont eux qui nous donnerons des clefs de compréhension, et pas l’inverse, du moins dans un premier temps, dans les premières semaines.
Quand on voit que le saut technologique causé par l’apparition du cinématographe (et surtout un nouveau moyen de communication), car c’est bien de ça dont nous parlons, notre civilisation a reçu un impact extraordinaire.
Quelques exemples jetés au hasard mais vous pourrez vous faire vous-même votre opinion. La première fois que le cinématographe est apparu des gens sont tombés dans les pommes, c’est incroyable et risible aujourd’hui, mais c’est arrivé. Il en sera de même pour les nouveaux modes de transmitions du savoir alien.
Deuxième exemple encore plus éloquent, dans l’excellent livre “Le film qu’on ne voit pas” de Carrere. Il raconte qu’un ethnologue (je traduit par “un scientifique venu d’une civilisation supérieure technologiquement”) est venu avec sa machine filmer les indigènes pour leur apprendre et leur montrer leur coutume comme ils ne l’ont jamais vu et surtout faire œuvre de pédagogie car il voulait les prévenir d’une maladie causée par une mouche et qui donne… la cécité.
Les indigènes le soir même se sont bien reconnus sur le film et le scientifique a eu beaucoup de succès… mais le chef du village lui a dit que malgré tout il n’avait jamais vu de tels monstres dans la région et qu’il ne fallait absolument pas avoir peur.
Monstres ? Oui, en effet les indigènes n’avaient absolument pas de notion de la grammaire cinématographique, celle avec laquelle nous naissons tous aujourd’hui et que nous comprenons “instinctivement”, ils ont tout simplement mal compris la notion de “GROS PLAN”.
Tout ça pour dire que même les civilisation dite supérieures technologiquement peuvent être surprises à plus d’un titre et que l’ecart s’il était énorme entre cet indigène et cet ethnologue doit être absolument GIGANTESQUE pour quelqu’un qui a trouvé le moyen de vaincre les distances interstellaires.
Maintenant pour répondre strictement à l’article, “Ce sont des gens qui tentent vraiment d’exprimer la condition humaine.”
C’est pas ce qu’on essaye de faire depuis les grottes de Lascau ? On le sait, toute tentative de créer une œuvre universelle qui nous ressemble tous et qui parle à tous est vouée à l’echec.
Il faudrait plutôt se demander comment leur parler, et se demander comment le message pourrait être reçu.
Par exemple, dans les sondes Pionner, l’homme et la femme devait initialement se tenir la main… et finalement la NASA a dit non car ça aurait pu être interprété comme un seul et même corps. Voila des questions intéressantes.
le 25 mai, 2008 à 13:15 | Citer
Mon avis personnel est que voir la communication comme le problème principal d’une rencontre est complètement à côté de la plaque.
Non, le risque qui nous pend au nez est d’être face à face à des êtres beaucoup plus évolués que nous, dans des domaines dans lesquels on n’aurait pas imaginé être aussi peu évolués en fait.
Par comparaison, on risque d’en prendre un sacré coup. Ce à quoi je pense sont les travers endémiques de l’humanité terrestre :
- l’irrationnalité de nos actes
- notre façon de travestir la réalité dans nos représentations mentales et dans notre communication
- la légèreté de notre flux verbal, dont la véracité est souvent douteuse (par ex. le parler hypocrite de beaucoup de décideurs politiques, qui font de la “commmunication”)
Bon ok ne mythifions pas non plus les éventuels extraterrestres. Mais quand même, je crois qu’une espèce plus évoluée le serait plus par son organisation mentale que par sa technologie, qui ne serait qu’une conséquence de l’efficience de ses raisonnements et de ses actes.
En somme, on se verrait par comparaison complètement immatures et irrationnels. Mais je crois que ce serait un phénomène positif : cotoyer des raisonnements et des actes beaucoup plus intelligents que les nôtres ne pourrait que nous aider à dépasser notre niveau actuel.
Niveau qui est bien bas, objectivement : notre civilisation occidentale (ou : eurasienne et américaine) présente de gros défauts et lacunes (non respect de la Terre qui nous nourrit, non respect de nos semblables, culte de l’argent, esclavage, corruption, etc. etc.).
Par exemple je suis sûr qu’une rencontre entre des cultures traditionnelles (tribus indiennes d’amérique par exemple) et des extraterrestres serait beaucoup moins problématique qu’avec nous occidentaux. Qui sommes, avec notre intellect boursouflé de suffisance, particulièrement retords. SI les ETs (ou du moins certains) sont aussi “cleans” que je le pense, je finirais sans doute par avoir honte de la façon dont nous avons communiqué avec eux. Puisque, immanquablement, des mensonges seront proférés, des hypocrisies révélées, d’autant plus que nos décideurs politiques, si ce sont eux qui s’y collent, excellent souvent dans ces disciplines, avec leurs ridicules heuristiques de communication. La communication politique, çà consiste à prendre les gens pour des cons, et à tenter de les influencer, de les manipuler ou carrément de les entuber.
Et donc la problématique du contact, pour moi, est de savoir comment éviter ce travers dans notre communication avec une espèce extraterrestre. Qui je pense, ne se laissera pas faire, et déjouera d’autant plus les hypocrisies qu’elle sera plus intelligente que nous !
En somme : apprenons à être loyaux, dignes, prudents et lucides dans nos affirmations, et à ne pas mentir (même inconsciemment, même à soi-même). Cette différence dans les qualités morales entre eux et nous risque de nous faire tomber dans une méga-dépression civilisationnelle. Mais moi je crois que ce serait un bien : au point où on en est ce genre d’électro-choc serait salutaire, puisqu’il n’y a rien de pire que ce status-quo où tout le monde communique sur le respect de la Terre (y compris et surtout les pires pollueurs !) mais où les vrais responsables ne font rien… Une hypocrisie totale… Trions nos déchets et ce sera réglé, tu parles…
Comment parler aux aliens ? Ce n’est pas la question. La question est plutôt : comment être suffisamment dignes pour pouvoir parler aux aliens ?….. Il serait peut-être sage de n’envoyer que ceux qui parmi nous sont les plus sages et avisés, pour une éventuelle conférence intermondiale avec nos nouveaux voisins. Avoir de bonnes relations avec ses voisins est très utile dans la vie quotidienne. Est-on capables d’avoir de bons rapports avec nos voisins interplanétaires ? J’avoue que je n’en sais rien. Mais, au vu de l’organisation actuelle des instances décisionnaires de nos sociétés, j’ai de gros doutes… Imaginons ; Bush et Cheney qui s’auto-chargeraient de la prise de contact et de la communication avec nos voisins ETs….. Pas si irréaliste… Bien évidemment, il n’en sortirait que du bon, çà y’en a être sûr ma bonne dame. Aussi sûr que 2 et 2 font 5 !…
Je suis certain que c’est cette question là qui se pose, avant toute autre. Libre à vous d’avoir un avis différent.
Cela dit, la question posée dans l’article était plutôt “quoi” dire que “comment” dire : “Nous avons beaucoup pensé à comment communiquer avec d’autres mondes, mais nous n’avons pas beaucoup pensé à ce que nous allons vraiment dire”.
Franchement, çà m’étonnerai que çà les intéresse vraiment, ce qu’un comité plénipotentiaire, en l’état actuel des choses, pourrait leur dire qu’ils ne sachent pas déjà sur nous et nos intentions… Mais bon, d’accord, jouons le jeu. Voici un premier jet :
En tant que modestes représentants de nos frères humains, nous vous saluons respectueusement, êtres intelligents venus des étoiles.
Les humains de la planète Terre sont honorés de votre visite, qui pour nous est un événement considérable.
Nous espérons que nous saurons nous montrer dignes du cadeau inestimable que vous nous faites en prenant contact avec nous.
Notre espèce aspire à devenir pacifique et tolérante, ce qu’elle est mais seulement en partie. Si votre sagesse dépasse la nôtre nous serions honorés que vous nous donniez des conseils, afin de nous aider à nous extirper de notre obscurantisme actuel.
Quelque chose dans ce goût là çà vous va ?…
le 25 mai, 2008 à 14:34 | Citer
Salut Joel,
Ton raisonnement est intéressant mais il me gêne un peu sous plusieurs points. En effet quand tu parles d’irrationalité de nos actes, c’est un point de vue trop subjectif et si on arrivait à communiquer avec une entité intelligente c’est que nous avons les mêmes outils de réflexions et donc les mêmes problèmes. Sincèrement je ne les vois ni plus rationnels (car c’est une notion trop subjective), ni plus sages (pour les mêmes raisons).
Je me répète mais la notion de supériorité ne peux se faire que sur la technologie, car nos frères indigènes ne sont pas moins rationnels et sages que nous, bien au contraire.
La technologie est un facteur objectif de comparaison, pas la morale.
Là ou je suis d’accord avec toi, c’est que notre représentation du monde tangible est induite par notre culture. Nous nous représentons la réalité en fonction de notre culture, en d’autres termes. Les Egyptiens représentaient le monde en 2D, la perspective n’était pas dans leur culture. Ils ne voyaient pas le monde tangible comme nous et ne voulaient pas le voir comme nous. Pour reprendre mes arguments cités plus haut, le cinéma n,aurait donc JAMAIS pu voir le jour chez les Egyptiens parce que leur conception du monde les en empêchait (pour mémoire le cinéma est né au moment propice car il est le produit de son époque technologiquement et culturellement). J’ai l’air d’insister sur la comparaison avec le cinéma mais si nous entrons en contact avec une autre entité nous ferons face à de nouvelles technologies de communication (et d’art peut-être) aussi fracassantes que le cinéma a pu l’être il y a 100 ans.
La question de la communication avec des entités soulève bien des questions, et nous n’avons pas toujours les réponses.
Je vous invite a voir (ou revoir) l’excellent film SOLARIS, qui parle justement de ce sujet mais avec une vision plutôt pessimiste. Un scientifique est appelé à communiquer avec un océan… Tout ce que l’océan arrive a faire c’est envoyer des images de nos personnes chères et disparues dans la station orbitale Le point de vue est que nous ne voyons que des miroirs de nous-même, car notre vision est anthropocentriste et donc réductrice.
le 25 mai, 2008 à 17:27 | Citer
Salut Kharoon, merci de ta réponse. Pour une fois que je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi, c’est intéressant de pouvoir discuter un peu (plutôt qu’avec ceux avec qui on ne se comprend pas du tout
).
Et çà va me permettre d’argumenter sur ce que je perçois comme le noeud du problème du contact. Je n’ai pas lu “Contact et impact” de Christel Seval mais c’est peut-être mieux ainsi (c’est prévu pour plus tard), afin d’ouvrir la discussion à des idées et points de vue différents. Partant du principe qu’on “attrape” parfois des postulats sous-jacents improductifs en étudiant le travail des autres avant même d’avoir réfléchi au sujet.
Cà m’intéresserait de connaître les autres points, vu que je n’en ai vu qu’un dans ta réponse.
Pas pour moi. Définition de la rationalité (Wikipedia) : “En sciences humaines et sociales (psychologie, psychologie sociale), et en économie, la rationalité caractérise une conduite cohérente, voire optimale, par rapport aux buts de l’individu. Se pose toutefois la question de la rationalité des buts par rapport aux intérêts supposés des individus.”
La pollution voire l’empoisonnement que génère notre civilisation nous range dans la catégorie “irrationnel”, puisque notre conduite collective n’est pas cohérente par rapport à nos buts (survivre individuellement et collectivement, avoir une vie agréable, être heureux, etc.), ni optimaux.
Au contraire, je trouve que la technologie, qui fascine tant d’entre nous (pour pas grand chose au final, opinion personnelle, on peut même dire que nous sommes malades de notre technologie), est éminemment subjective. Imaginons deux ethnies ETs avec des technologies complètement différentes. Laquelle est la plus évoluée ? Comment les comparer, sinon en termes d’efficacité pragmatique ? Et, comment cette efficacité pragmatique peut-elle être dissociée de la façon dont la technologie est utilisée par ces sociétés ETs, et donc de leur rationalité ?
Une espèce ET très évoluée technologiquement mais moins éthiquement est-elle supérieure à une autre espèce ET très évoluée éthiquement mais moins technologiquement ? Non je crois (çà me paraît évident : à qui feriez-vous le plus confiance, hmmm ?). Et d’ailleurs je me méfie de cette qualification de “supérieur” ou alors il faut toujours préciser en quoi exactement, sachant que tout n’est pas comparable…
Je crois que c’est vrai, car nous serions des espèces biologiques construites de la même façon (c’est un postulat).
Donc, les notions de mensonge, de sagesse, d’éthique, etc., seraient communs à bon nombre de civilisations, mais certaines auraient eu beaucoup plus de temps pour développer celles qui sont constructives, jusqu’à des niveaux proprement imaginables… Comme je l’ai déjà dit ailleurs, je trouve concevable que des ETs matois, mesquins, fuyants, faux, hypocrites, manipulateurs, etc. etc., existent, car ces caractéristiques ne me paraissent pas être le propre de l’homme mais plutôt des espèces intelligentes en général. Quoi de plus objectif que le mensonge ? On ment ou on ne ment pas, c’est vérifiable, décidable, concret.
Par contre la technologie ne veut rien dire : un ET avec une technologie avancée peut très bien l’avoir dérobée, achetée, se l’être fait donnée. De plus, lui en tant qu’être ne sait même peut-être pas exactement comment çà marche. De la même façon que les humains sont loin de tous connaître les principes de fonctionnement de leurs voitures et autres appareillages technologiques…
Ils auraient au moins la rationalité d’avoir survécu à leur développement technologique, et appris à voyager au-delà de leur système solaire. Ce qui les rend ipso facto plus rationnels que nous. Quand à la sagesse, tout est possible, mais je n’imagine pas des ETs moins sages que nous prendre officiellement contact avec la Terre. Au contraire, ce genre d’ETs oeuvreraient dans l’ombre (comme pourraient d’ailleurs aussi le faire des ETs sages, pour d’autres raisons - d’efficacité par exemple -).
Le plus important dans un contact, n’est pas d’évaluer le degré technologique (ce qui est impossible d’ailleurs), mais le degré d’éthique des êtres avec qui on converserait. Et je parle des individus, car, comme de bien entendu, une civilisation peut être sage sans que tous ses membres le soient, je n’ai pas besoin de donner des exemples !
Donc, l’étude de la cohérence dans le temps de ce que des ETs pourraient communiquer, me paraît de la plus haute importance. Comme d’ailleurs nous analysons instinctivement la cohérence de nos semblables à qui on projette de confier une tâche importante à nos yeux (garde d’enfants par ex.).
J’ai le raisonnement inverse : nos frères indigènes (idéalisés dans leur société traditionnelle) étant effectivement plus rationnels et sages que nous, leur mode de vie est donc supérieur au nôtre, à mon avis. Bon d’accord, eux n’ont pas inventé les buildings, la télévision, les sèches-cheveux et la crème épilatoire.
).
Je suis un peu de mauvaise foi puisque la civilisation occidentale a aussi inventé de bonnes choses : la machine à laver le linge par exemple. Mais, croyez-vous vraiment que les civilisations traditionnelles n’y seraient pas arrivé si on ne l’avait pas fait ? Bien sûr que si, nous ne sommes pas si différents ; la grande différence est que nous, on en fait toujours trop (un peu comme un certain chef de l’Etat que je préfère citer anonymement
J’ai déjà argumenté en faveur de l’opinion inverse, mais çà m’intéresse beaucoup de continuer à discuter le sujet, dont nous n’avons probablement pas encore investigué toutes les dimensions.
Bien sûr, la “techno” compte aussi. A éthique égale, on pourrait classer des ETs en fonction de leurs compétences technologiques plus ou moins poussées. Mais encore faudrait-il qu’on les comprenne, ces technologies (ou ces magies, dans le contexte ce serait presque la même chose). Par ailleurs je m’intéresse plus à l’éthique d’ETs venant nous voir, qu’à leur technologie, qu’ils ne partageraient évidemment pas avec nous, pour des raisons évidentes (on ferait même sauter le système solaire si on pouvait…
).
Encore un argument : qu’est-ce qu’un facteur objectif de comparaison ? Réponse : quelque chose qui se base sur des faits tangibles. Le comportement d’un être intelligent est un fait tangible, tandis que la technologie qu’il utilise n’a peut-être pas été conceptualisée par lui-même.
le 25 mai, 2008 à 19:32 | Citer
Je partage aussi cet avis, si nous sommes visités et surveillés nulle doutes que ces visiteurs se sont déjà fait une idée de l’état et des orientations de nos civilisations!
Sur le “quoi dire”, je me demande si en l’état des choses un contact pourrait être bénéfique d’une certaine manière. Des échanges pourraient ils concerné de nouvelles technologies? il faudrait d’une part que nous puissions comprendre certains concepts, ce qui n’est pas certain du tout, et puis quelles technologies? Ces technologies seraient adaptées à leur besoins, leur fonctionnement, qui nous dit qu’il en irait de même pour nous? On peut, je crois, très raisonnablement penser que ce n’est pas le cas. Et quand bien même nous serions à même de comprendre certaines technologies, encore faudrait il que nous ayons les ressources physiques et humaines de les produire, ce qui est là encore d’une très grande incertitude.
Mais pour rebondir sur l’aspect éthique, il me semble aussi que c’est un ici un aspect central dans un contact. En effet, une technologie n’est rien d’autre qu’un outil en vue d’un besoin, or si nous avons bien affaire à une technologie extraterrestre, celle-ci est incomparablement plus puissante que la nôtre. Or, plus une technologie est puissante, plus les risques qui y sont associés sont grands et plus il est impératif que les êtres qui l’utilisent aient un sens éthique aigu. Donnerait on une arme à un enfant?
Or que voit on actuellement? Malgré l’avancée incroyable de la science ce dernier siècle, force est de constater que beaucoup de technologies (même et surtout les plus puissantes) ont été employées pour faire la guerre et le sont toujours. Même sans aller à cet extrême, on ne peut que constater aujoud’hui que l’utilisation abusive des technologies actuelles est en train d’endommager très gravement la planète (épuisement de ressources, érosion des sols, déforestation, extinction massive d’espèces, pollutions majeures, réchauffement) et de menacer la vie de nombreuses espèces (dont l’homme) dans le futur, cela pour satisfaire les besoins excessifs d’une petite fraction de la population mondiale…
Comment alors croire que devant cet état de fait, et notamment de toutes les vicissitudes des gouvernements et luttes ethniques, il nous serait bénéfique d’obtenir des technologies d’une puissance extrème. Elles serviraient immanquablement pour assoir la puissance de leurs possesseurs!
Donc, comme dit Joel, pour prétendre à un contact, voire à en bénéficier, n’est il pas plus urgent d’apprendre une certaine “éthique” plus que tout autre chose? Et sur ce plan, qu’auraient à nous apprendre d’autres êtres que nous ne puissions apprendre par nous mêmes? Leur histoire et leur environnement seraient vraiment très différents des nôtres et il n’y n’auraient pas forcément de comparaison tenable.
La meilleure manière d’apprendre n’est elle donc pas par l’expérience elle même, qui ne peut compter sur des modèles trop différents et mais surtout et avant tout par soi-même?
Même si je suis souvent de ton avis Joel, je suis plus ou moins en désaccord sur ceci. Certaines sociétés d’indigènes étaient certainement plus “sages” que nous dans l’utilisation des ressources, mais toutes ne l’étaient pas. Par exemple les habitants de certaines îles comme les Pascuans, et Mangaréviens ou d’autres (Anasazis) ont disparu pour avoir causé des dommages irréparables à leur environnement (voir à ce sujet l’excellent livre de Jared Diamond, “comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie”
), des sociétés pratiquaient le cannibalisme ou les sacrifices humains…
Pour ma part, je pense qu’il n’est pas du tout certain que d’autres sociétés auraient développé le style de vie occidentale et la société de consommation, c’est passer outre toutes les conditions géographiques, historiques et culturelles qui ont permis cet aboutissement.
Wouahh! J’ai presque fait un post aussi long que ceux de Joel! Ca vaut bien un petit jus de fruit ça!
Sur ce, je vous laisse pour ma petite récompense
.
a+
le 25 mai, 2008 à 20:12 | Citer
salut kirlian !
Il me paraît probable qu’une transmission de savoir entre différentes planètes ne peut se faire que progressivement : à mon avis seuls des conseils et des aides à la frontière des connaissances de la civilisation moins avancée, peuvent être donnés, sans la perturber avec des conséquences imprévisibles. D’autant plus que des ETs pourraient fort bien estimer qu’on en sait déjà trop au regard de notre maturité psychologique (ce en quoi je ne leur donnerais pas tort).
). Dans certains cas nous ferions exactement l’inverse, non ? Donc, à nous de nous prendre en main.
Mais, a-t’on besoin d’aide à la frontière de nos connaissances ? La réponse est oui :
- une énergie moins polluante (mais c’est surtout un problème politique puisque par exemple l’énergie solaire est sous-utilisée)
- des aides à l’anticipation des phénomènes catastrophiques tels que grands météores et supervolcans, mais les ETs seraient plus efficaces sans nous (qui ne pourrions que regarder passivement d’ailleurs)
Pour le reste, c’est-à-dire notre irrationalité, comme dit si bien Kirlian : qu’auraient à nous apprendre d’autres êtres que nous ne puissions apprendre par nous mêmes?
Peut-être quelques trucs, comme les organisations les plus efficaces au regard de la situation et des buts de l’humanité. Mais qui croit un instant que nous suivrions ces conseils (donnés par des étrangers, qui sont pas comme nous, etc., etc.
Oui bien sûr, l’île de Pâques aussi. Disons que j’ai un peu schématisé, ce à quoi j’aspire n’étant pas de retourner à ces traditions + ou - rationnelles il est vrai, mais de les INTEGRER dans notre vision du monde, trop occidento-centrée à mon goût. Prenons ce qui marche de chaque civilisation pour produire un syncrétisme !
L’homme occidental a oublié ses racines, il ne tient qu’à lui de remettre en question les quelques éléments qui polluent son mode de vie (parmi lesquels les postulats mal digérés et faux tels que : la viande rend fort, la célébrité est désirable, l’argent peut tout, la croissance soigne l’économie, la publicité est utile, la communication politique a un sens, etc.) et par effet direct son écosystème.
le 25 mai, 2008 à 20:45 | Citer
Disons que là ou je suis d’accord c’est qu’il faut dissocier la technologie de l’éthique, c’est à dire de la manière de l’utiliser.
Le fait de posséder une technologie ne mesure en rien le degré d’éthique, nous possédons le pouvoir de faire péter une centaine (des milliers ?) de fois la planète, et nous ne sommes pas plus sages pour autant. Rien qu’à voir les dernières trouvailles c’est à faire peur: agrocraburants qui nourrissent les voitures et plus les hommes, OGM, déforestation, la liste est trop longue.
Je te remercie donc d’avoir préciser ta pensée car dans un premier temps je n’étais pas d’accord avec toi sur ton argument et le rapport avec la langue de bois des politiques (ça c’est pour répondre à ta question). En effet le fait de mentir, dissimuler, faire passer des vessies pour des lanternes, tu l’as très bien dit toi-même toutes les espèces intelligentes avec qui nous sommes susceptibles de communiquer feront de même avec nous.
Je rêve, pour poursuivre le débat un peu plus loin que le premier contact passionnant déjà, d’une assemblée intergalactique fédérale. Je suppose que comme toutes les assemblées il faudra avoir un ticket d’entrée, et donc satisfaire à plusieurs critères, le premier étant à mon avis de pouvoir s’extraire facilement de la gravité.
La gravité est la force qui nous cloue au sol, s’en extraire c’est faire parti des civilisations qui voyagent.
Nous n’en sommes plus très loin… mais cette éthique qui nous manque cruellement, l’avons nous déjà ?
le 25 mai, 2008 à 21:13 | Citer
Kirlian disait :
Absolument d’accord. Il faut éviter d’idéaliser le passé d’un côté comme de l’autre…
Cela me fait penser à certains écologistes qui s’extasient (se pâment même) sur la beauté et la perfection de « Mère Nature »…
Et bien lorsque l’on voit certains documentaires animaliers elle a bonne mine « Mère Nature » (alias Gaïa pour certains) ! On a plus l’impression d’une arène où le plus fort (des fois le plus malin) bouffe l’autre qu’autre chose. Un vrai système Nazi !
Je me souviens particulièrement d’un film qui montrait l’extermination de toute une meute de chacal par le virus de la rage (que chaque membre se communiquait l’un à l’autre) et l’horreur de la lente agonie de ces malheureuses créatures… Châpeau bas “Mère Nature” !
le 25 mai, 2008 à 22:30 | Citer
Oui d’accord Odin, la nature est effectivement bien cruelle.
Les pots cassés de l’harmonie naturelle en somme ? 
Le prix à payer de son existence ? Pour quelle raison ? Mystère… Peut-être que çà ne marcherait pas autrement ?
En tout cas, cet aspect n’invalide pas la nécessité de se considérer à nouveau comme faisant partie de la nature, et non au dessus (un leurre dangeureux). C’est en ce sens que j’évoque certaines visions du monde ancestrales (les indiens d’amérique, et, en généralisant, les traditions chamaniques anciennes qui semblent avoir perduré dans de nombreux lieux de la Terre).
Des traditions que beaucoup d’entre nous méprisent implicitement (informellement : des arriérés qui ne savent même pas extraire et commercialiser l’amiante où toutes les “actions civilisées” que nous on commet). La notion d’entrailles de la Terre que l’on met à nu (je viens de l’inventer) peut prêter à sourire, moi les excès opérés et surtout les gâchis ne me font pas rire du tout.
Cette révolution conceptuelle reste entièrement à faire. Je vous fais grâce des taux d’évolution des cancers chez les enfants ces dernières années, des faits qui montrent qu’on est au delà de l’écologisme béat légèrement moqué par Odin
. Loin d’être une béatitude c’est du pragmatisme le plus concret. La béatitude est chez les gens qui croient que tout va bien.
Et donc, qui a raison qui a tort ? Vu les tendances des courbes, ce sont ceux qui prônent le respect de la nature (même pas pour sa beauté, seulement par pur égoïsme - arrêter de s’empoisonner - çà suffirait).
Cet aspect des choses (notre relation à la nature) est je pense trop importante pour ne pas être liée à la problématique de l’HET.
Pour illustrer ce propos, imaginons qu’on découvre une planète arriérée par rapport à nous, avec des guerres et des massacres incessants (plus intenses que dans notre histoire). Des êtres obtus, imprévisibles. Cà donne une vague idée de ce que pourrait ressentir à notre égard un ET plus évolué que nous. Si ces êtres imprévisibles nous paraissent irrécupérables (impossibles à aider) pour de nombreux siècles, pourquoi initierions-nous le contact ?
Par contre, s’il semble y avoir un espoir que ce contact puisse leur être bénéfique, nous attendrions d’être sûrs qu’il le soit. Une condition serait une baisse de leur irrationalité. En effet, tout le monde sait qu’il ne sert à rien d’essayer d’aider quelqu’un d’irrationnel !
PS : désolé d’avoir pu paraître vindicatif (”à côté de la plaque”) dans mon premier post ; çà ne s’adressait pas du tout aux commentaires fort intéressants qui ont précédé le mien…
le 25 mai, 2008 à 22:58 | Citer
Encore moi
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Si considérer la nature comme une “Mère nature” (ce qui est un peu vrai non ?) permet de changer nos comportements suicidaires envers elle, alors pourquoi pas ? Sans aucune connotation néo-religieuse bien sûr, juste des faits objectifs.
Loin de se pâmer devant la nature, il s’agit d’agir, ne serait-ce déjà que par l’utilisation de notre liberté d’acheter ou de ne pas acheter des produits…. ce qui influe sur leur fabrication. Mais les vraies clés sont chez les décideurs économiques, qui pour l’instant n’investissent que dans les moyens de nous persuader qu’ils font quelque chose (vous avez vu le nombre de pubs pour des voitures qui préservent - sic - l’environnement ? C’est fou non ?).

Si les ETs existent et sont suffisamment évolués, nul doute qu’ils sont désolés par notre situation.
PS : si je me permets de parler pour les ETs, c’est que c’est un piège machiavélique pour les amener à se révéler afin de rectifier mes dires. On verra bien si çà marche.
le 26 mai, 2008 à 00:30 | Citer
Qui idéalise ? Je présente simplement des notions que notre culture a oubliées et qu’elle gagnerait à redécouvrir. Pour des raisons éminemment pragmatiques.
Il faudrait arrêter aussi d’idéaliser notre vision moderne du monde : çà ne tient pas la route avec ce qu’il se passe (forte augmentation des cancers, etc.). L’archétype de l’écolo idéaliste a vécu. Par la force des choses c’est devenu un pragmatique.
Et, quand je dis qu’il faudrait repenser le rapport de l’homme avec la nature, peut-être en s’inspirant de ce qui a depuis longtemps fait ses preuves, on parle d’idéalisation. Désolé moi je parle de concret. J’ai pourtant pris des précautions en citant pour exemple des traditions idéales, sachant fort bien que la réalité est plus prosaïque. La barbarie a existé et existe toujours d’ailleurs, et pas que chez les fous de dieu. Le lobby de l’amiante était constitué de barbares. Etrange à entendre (on est si habitués à se sentir supérieurs) mais c’est vrai.
le 26 mai, 2008 à 02:25 | Citer
Personnellement, je suis à peu près persuadé que les ET (s’ils existent) ont peu de chances de ressembler à de merveilleuses créatures pleines de sagesse qui auraient traversé les espaces interstellaires pour nous enseigner l’amour universel…
Si l’on prend modèle sur l’évolution humaine, que constate-t-on ? Que ce que l’on appelle l’intelligence est indissociable de la ruse, la tromperie, le mensonge, l’égoïsme, la prédation, etc. Pour caricaturer, une fougère est un être spirituellement parfait (elle vit en totale harmonie avec son environnement, elle ne cause de tort à aucun autre organisme vivant, elle ignore les pulsions de haine, etc.), un mammifère commence déjà à se nourrir de végétaux et à polluer son environnement (les fameux dégagements de méthane des vaches !), un carnassier est un psychopathe qui sème la terreur partout où il passe (voyez si les gazelles considèrent l’arrivée d’une bande de lions comme une chance d’enrichissement culturel !)… Quant à l’homme, situé tout en haut de l’échelle de l’intelligence, il se caractérise autant par sa capacité à améliorer ses conditions de vie et à domestiquer son environnement que par son pouvoir de nuisance envers ses semblables et la planète toute entière.
Selon ce schéma (schématique, j’en conviens), si l’on imagine une sorte de sur-homme (des entités intelligentes beaucoup plus avancées que nous), il y a de fortes chances pour qu’il soit encore plus nuisible, encore plus agressif, encore plus prédateur que l’homme !
Mais on peut aussi imaginer (et espérer) que la vie ait pu suivre un développement tout autre, absolument incomparables aux schémas qui prévalent sur notre planète. Mais enfin, il est plus rationnel de penser que ce que l’on voit ici (et qui est le seul exemple dont nous disposions) est une sorte de loi naturelle.
Pour résumer :
+ intelligent = + dangereux
le 26 mai, 2008 à 10:37 | Citer
Joel disait :
Sauf à ne pas saisir une astuce sémantique dans ta